dimanche 17 décembre 2006

Quand les JO de Pékin ont faillit être annulés!

English version after french

Présentation
L’article de politique fiction ci-après, concernant les deux années à venir jusqu’aux prochains JO de Pékin, n’est à mon sens pas si fictif que ça. Il s’inspire de faits réels, de ce qui se passe quotidiennement en Chine, et qui m’ont permis d’imaginer ce qui pourrait très bien se produire d’ici les prochains JO.
J’ai voulu que la tempête s’achève en arc-en-ciel pour le bien des peuples chinois et tibétains (on peut toujours rêver !), mais dans la réalité, il y a beaucoup plus de chances pour que l’histoire finisse mal, très mal ; le cynisme de la realpolitik s’accommodant fort mal du bien-être, de la volonté des peuples !


J. O. de Pékin
entre tempêtes et arc-en-ciel

8 août 2008, les 26° Jeux Olympiques de Pékin sont déclarés ouverts. Mais que de péripéties, de tempêtes sibériennes ont balayé la Chine avant de les voir fleurir.
Ils n’auraient jamais dû s’ouvrir après ce qui s’est passé au cours de l’année écoulée, et pourtant, c’est dans l’allégresse générale, non seulement en Chine, mais dans le monde entier, que ces Jeux sont inaugurés.
Tout a commencé le 13 juillet 2001, jour où le CIO a attribué les Jeux de 2008 à Pékin, capitale de la plus vaste dictature, la plus grande prison à ciel ouvert du monde. Ce fut un tollé de protestations à travers toutes les démocraties de la planète. Le CIO essaya hypocritement de se justifier en déclarant que ces Jeux ouvriraient la Chine à plus de tolérance ; Jacques ROGGE, le nouveau président du comité déclara même qu’ils « renforceraient les Droits de l’Homme » !! Depuis quand renforce t’on quelque chose qui n’existe pas !!!!!
La suite donna hélas raison aux pessimistes réalistes : destruction d’un grand monastère au Tibet et plusieurs milliers de moines chassés ; chasse continue aux membres du mouvement spirituel Falungong présenté par le Parti Communiste Chinois comme une secte cherchant à déstabiliser le pays ! chasse accrue aux sites internet par une cyberpolice omniprésente. En résumé, rien n’a changé en Chine. On se demande bien pourquoi cela changerait à partir du moment où tous les grands décideurs de la planète caressent la dictature en place dans le sens du poil, se disputant des parts de marché comme des vautours se disputent une charogne. Ainsi, ils apportent leur soutien, leur caution à la barbarie du régime en place ; alors, pourquoi diable changer quoi que ce soit, tout baigne dans le meilleur des mondes !!
Mais l’histoire de la Chine va s’accélérer dès l’automne 2006 par toute une série de tempêtes qui ne seront que la suite logique du processus en cours.

Tempête dans les campagnes
3 novembre, ennième expropriation de paysans à la périphérie de Pékin, expropriation par la force, par les forces de « l’ordre », comme à l’habitude. Expropriation pour percer un large boulevard destiné à faciliter les accès aux divers stades olympiques. Cette fois, le coup de force va encore plus mal tourner qu’auparavant.
Il s’agit de près de 100 familles qui le même jour se retrouvent privées de terres. Elles sont, certes, indemnisées, mais pas au niveau prévu par la loi. Comme cela se passe habituellement, les divers intermédiaires se servent au passage, la corruption bureaucratique est ici endémique malgré les peines capitales encourues par les fautifs. Une fois de plus, c’est l’affrontement entre la police et des centaines de paysans, bien vite épaulés par des milliers d’autres accourus de toutes les campagnes environnantes ; même les citadins des lointaines banlieues de Pékin prennent fait et cause pour le monde rural, rejetés qu’ils sont eux aussi du centre de la ville pour cause de modernisme.
Ce n’est pas la première fois qu’une révolte paysanne se solde par quelques dizaines de blessés avec parfois des morts, mais aujourd’hui il y a eu entre 20 et 30 morts selon les sources. Depuis 15 ou 20 ans, les expropriations forcées de paysans se multiplient autour des grandes villes pour cause d’urbanisation galopante, de ruée des campagnes (la population y est pressurée de taxes et impôts divers, de rackets par les « responsables » locaux tout puissants) vers les villes où ils seraient 150 millions, dans l’espoir d’un vie meilleure. Paysannerie laissée sur le bord de l’autoroute vers le profit auquel n’émarge que moins de 10% de la population, celle des villes côtières. Le « miracle » du boom économique chinois fait chavirer les esprits non seulement des Chinois, mais de la planète affairiste entière au chevet du mirifique marché de 1,3 milliard de clients potentiels mais qui ne profite qu’à quelques dizaines de millions d’entre eux.
Ils sont entre 7 et 800 millions (60% de la population) à très mal vivre de leur travail.
Excédés, n’ayant plus rien à perdre, les paysans s’attaquent à la luxueuse résidence du secrétaire local du PCC qu’ils soupçonnent d’avoir détourné une partie des indemnités d’expropriation. Bien évidemment, la police intervient pour rétablir « l’ordre ». Scénario classique, des véhicules de la police sont renversés ; mais les esprits s’échauffent, la résidence est incendiée. La police, une escouade d’une centaine d’homme seulement, est dépassée par les évènements, s’affole. Un jeune policier inexpérimenté, se sentant menacé par un paysan « armé »…… d’une pelle, commet alors l’irréparable en ouvrant le feu, le tuant sur le coup. La situation empire, d’autres victimes tombent, toujours du côté des paysans. Les véhicules, ainsi que le poste de police sont à leur tour incendiés.
En fin de compte, c’est l’armée qui intervient pour mater la rébellion et boucler le périmètre. Pour elle, le souci principal est de taire les évènements, de faire qu’ils n’arrivent pas aux oreilles de la presse, surtout la presse étrangère ! Mais à l’heure d’internet, tout finit par se savoir ; deux jours après tout de même, elle est mise au courant, même si elle ne connaîtra jamais le nombre exact des morts, empêchée d’aller enquêter sur place. Via Hong Kong, la nouvelle parvient au monde entier.
Décidément les futurs JO démarrent mal avec des stades bâtis sur des terres agricoles indispensables à la survie paysanne, et réquisitionnées par la force. Une fois encore, la charte olympique chère à l’humaniste baron Pierre de Coubertin, est piétinée.

Tempête dans les usines dortoirs
28 mars 2007, dans une des usines qui fabrique des chaussures de sport d’une marque mondialement connue, et qui chaussera nombre d’athlètes sur les stades de Pékin, plusieurs dizaines d’ouvrières viennent d’être intoxiquées en respirant accidentellement des vapeurs de colles utilisées pour l’assemblage des semelles. Là aussi, c’est l’omerta qui est la règle, aucune information ne sera fournit sur la nature des produits toxiques pourtant utilisés sans précautions à longueur de journée par des ouvrières non informées sur leur dangerosité. De plus, il faut savoir que dans ces usines dortoirs, les journées sont interminables, de 12 à 13 heures ; aussi, les accidents dûs à la fatigue sont légions. Les ouvrières souvent très jeunes, ne connaissent pas leurs droits, sont sous-payés ; elles viennent pour la plupart d’entre elles des campagnes où règne la misère, le chômage.
Hospitalisées dans un état grave, certaines seraient déjà décédées. Tout le personnel s’est aussitôt mis en grève, craignant de moins en moins les mesures de rétorsion de leur direction, d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’il y a accident, non respect des mesures de sécurité dans cette unité de travail. Elles font même le siège des bureaux de la direction qui en guise d’explications, d’apaisement, fait appel à la police pour évacuer les locaux par la force.

L’information dans la tourmente
La presse qui n’est heureusement pas toute aux ordres du PCC essaye avec plus ou moins de réussite d’enquêter et de publier la vérité sur ces multiples catastrophes. Elle se heurte à la censure du tout puissant ministère de la propagande appelé pudiquement ministère de la publicité (mensongère !?), avec son agence de presse officielle Xinhua où son directeur à rang de ministre, c’est tout dire ! Des journalistes courageux se voient agressés jusque dans leurs rédactions saccagées, parfois jetés en prison à titre d’intimidation. Leurs déplacements sont limités, soumis à autorisation officielle !
A l’approche des JO, presse internationale et télévisions présentent de plus en plus de reportages sur la Chine, elles relatent les évènements, tels quel, plutôt défavorables au gouvernement. Ce dernier, perdant son sang froid, lui qui a pour habitude de contrôler, museler les médias, se met tout à coup à tancer vertement la presse étrangère, surtout américaine. Elle l’accuse de mensonges, de partialité, d’anticommunisme primaire, de vouloir saboter ses Jeux.
Une nouvelle tempête se déchaîne le jour où le comité organisateur sous contrôle du PCC tout puissant publie son règlement quant aux conditions de reportages lors des Jeux. En effet, pour obtenir sa carte d’accréditation, chaque journaliste devra signer un code de « bonne conduite » et se faire accompagner en permanence par un agent chargé de sa « sécurité » ! Evidemment, nul n’est dupe de cette curieuse prise en charge.
Décidément, rien ne change en Chine, toujours plus ouverte au business, toujours plus fermée aux libertés fondamentales.
De partout, des campagnes d’appel au boycott des JO de la honte reprennent de plus belle, trop c’est trop. C’est la tempête sur le CIO qui a jusqu’à maintenant brillé par son silence ; son argument massue d’ouverture du pays aux Droits de l’Homme a fait faillite !
Quant à internet, il se développe rapidement, malgré une cyberpolice de plus de 50 000 hommes qui sévit pour encadrer cette toile qui s’étend partout, tentaculaire, forte de ses 110 millions d’internautes. Malgré tous les systèmes de filtrage, de verrouillage, avec la complicité de géants comme Microsoft, Yahoo et Google qui s’autocensurent pour se disputer eux aussi des parts de marché, les mailles du filet commencent à se déchirer. Débordant d’imagination, les internautes arrivent de plus en plus à les contourner pour avoir accès à la presse étrangère et être informé sur les sujets « sensibles » et dieu sait s’ils sont nombreux en Chine !

Tempête diplomatique
11 septembre, après l’ambassade de Chine en Australie, nouvelle défection de diplomates, à Washington cette fois. Il s’agit du premier secrétaire et de divers attachés et conseillers, six personnes qui viennent de demander asile politique au gouvernement américain. Ils ont fait des révélations de première importance. Comme en Australie, il y aurait sur le territoire américain des milliers d’espions qui sous couvert de statut d’étudiants, de chercheurs, d’hommes d’affaires, essayent d’infiltrer des entreprises développant des technologies de pointe qui font cruellement défaut à la Chine, notamment dans le domaine aéronautique militaire et les missiles à très longue portée. Ils ont confié, comme d’autres l’ont déjà fait auparavant, qu’après la conquête économique de la planète, l’objectif final du PCC est de la conquérir par les armes, rien de moins !!
Washington prend l’affaire très au sérieux, c’est la crise diplomatique avec rappels d’ambassadeurs, annulations de visites. Les USA sont les seuls capables d’affronter ouvertement la cynique et arrogante Chine ; aussi, tous les chercheurs chinois qui collaborent avec leurs homologues américains dans des secteurs dits sensibles sont suspendus de leurs fonctions. Comme à l’habitude les porte-parole de Pékin hurlent au coup monté, à la calomnie !

Les mines cercueils
5 janvier 2008, nouvelle catastrophe dans une mine de charbon où les accidents sont légions ; sécurité minimale pour un profit maximal. Il faut dire que les mines qui auparavant appartenaient à l’état ont été vendues au privé, soucieux avant tout de rentabilité.
Cette fois, ce n’est pas un coup de grisou qui en est la cause, mais la galerie principale qui s’est effondrée faute d’entretien, enterrant à tout jamais 350 mineurs. Vu l’ampleur du drame, la presse est rapidement mise au courant, information répercutée dans le monde entier. Un ministre venait justement de passer le récent réveillon au fond dans une mine voisine pour témoigner de l’attention que porte le gouvernement à leurs dures conditions de travail !

Tempête sur les laogai
3 mars 2008, un avis de tempête tombe d’Oulan Bator, capitale de la Mongolie. Quatre Chinois évadés d’un laogai viennent de demander l’asile politique à ce pays où ils arrivent plus morts que vifs. En effet, après leur évasion avec huit autres de leurs compatriotes, ils ont réussit l’exploit de traverser une partie du désert de Gobi avant d’arriver en Mongolie à quatre seulement, les autres y ont laissé la vie.
Ils se sont évadés de l’un des 1200 camps de « rééducation » politique par le travail, (beaucoup sont des prisonniers d’opinion) selon le recensement d’Harry Wu, un Chinois qui a vécu leur enfer 19 ans durant. Ils sont l’équivalent des anciens goulags soviétiques où les prisonniers sont astreints à des journées de travail de plus de 12 heures, sans salaire bien souvent. Enfer pour les prisonniers qui sont matés par la privation de nourriture et de sommeil.
Ils viennent remettre sur le devant de la scène une facette un peu oubliée de la Chine communiste, ses laogais et son réservoir de quelques 8 millions de travailleurs forcés où l’on fabrique de nombreux produits « made in China » qui inondent ensuite le marché mondial, à bas prix et pour cause !!!! Coup de tonnerre, ils annoncent, preuves à l’appui, que dans leur usine prison, ils fabriquaient……..les cinq mascottes des prochains Jeux Olympiques !!!!!! le symbole par excellence des Jeux, symbole de paix, de fraternité. Ils confectionnaient également des gadgets pour servir de cadeaux de bienvenue aux athlètes et spectateurs de ces JO, bienvenue…… dans la plus vaste prison du monde !!!!!!!!

Tempête finale
C’est la tempête de trop qui va provoquer un raz-de-marée planétaire et enfin réveiller la conscience mondiale jusque là bien léthargique.
Le CIO qui avait toujours oscillé entre naïveté et hypocrisie sort enfin de ses gonds, et demande de sérieuses explications à Pékin qui lui avait certifié que tous les produits estampillés olympiques étaient fabriqués dans des conditions sociales propres (propres selon les normes chinoises sans doute !!). Selon son discours habituel, la dictature hurle à la machination, au sabotage de ses JO, orchestré par les forces impérialistes !
Il faut savoir, sans vouloir défendre Pékin, que dans la vaste Chine, plus on s’éloigne de la capitale, moins le gouvernement maîtrise la situation ; aussi, est-il possible qu’ils ne sachent pas vraiment où les mascottes se fabriquent, et que de sous-traitant en sous-traitant nul ne sait qui fait quoi !! Pour faire un maximum de profit qui est maintenant la règle dans ce pays (Le slogan de Deng Xiao Ping : « enrichissez-vous » est suivi au pieds de la lettre !), les laogais sont devenus des usines comme les autres, très rentables, vu que les prisonniers ouvriers sont rarement payés.
Le CIO pressé de toutes parts brandit la menace d’annulation des Jeux, une première dans l’histoire olympique !
Dans la presse aux ordres, rien ne filtre. Pourtant la population est vite informée grâce à internet, le bouche à oreille et la presse courageuse. Le peuple chinois réalise que l’attention du monde entier est fixée sur la Chine ; se produit alors l’inimaginable. Bien que sans organisation, les syndicats indépendants sont interdits, le peuple va saisir cette occasion pour manifester son ras-le-bol, pour faire savoir au monde entier que le « miracle » économique chinois tient plutôt du mirage, du cauchemar même en s’édifiant sur le dos de l’immense majorité au profit de quelques millions seulement. Il réclame l’abolition du PCC, rien de moins ; le tout puissant et tentaculaire PCC, la fondation de la muraille dictatoriale chinoise ; parti honni, à la source de tous les malheurs du peuple chinois.
Le séisme a son épicentre à Pékin. Se dressent alors dans un même élan des couches sociales qui ne s’étaient jamais retrouvés au coude à coude : une marée de paysans de toutes les campagne environnantes, les premières victimes du « miracle » économique ! des dizaines de milliers d’ouvriers migrants au chômage, des citadins rejetés du centre ville vers la périphérie, ne pouvant plus se payer un loyer exorbitant suite à la vague de modernisation, des milliers de membres du mouvement spirituel Falungong toujours pourchassés, emprisonnés et souvent torturés.
Grâce à internet décidément de plus en plus efficace, tout le pays est rapidement mis au courant de la situation explosive. Consciente des enjeux, la population réalise que c’est le moment ou jamais ! Il n’y a guère que les laogais que la lame de fond ne submerge pas !
Pour la première fois, le peuple occupe la rue, bloque les grands axes routiers ; toutes les grandes villes sont paralysées, les usines ne fonctionnent plus. Il est d’autant plus déterminé qu’il se sait observé et même soutenu par la planète entière. 700 millions de paysans ou presque assiègent les bâtiments des représentants locaux du PCC qui les pressure tant. Après le printemps de Pékin mort né de 1989, vivrions-nous enfin le printemps, le véritable éveil libérateur de la Chine ?! En effet, cette fois, c’est beaucoup plus sérieux ; de quelques milliers d’étudiants naïfs qui manifestaient pacifiquement en mai et juin 1989 sur la place Tien An Men, ils sont maintenant des millions à travers toutes les grandes villes, plus aguerris, plus agressifs, armés de bâtons, de barres de fer, d’outils agricoles et de chantiers pour se défendre.
Police et armée sont bien évidemment sur le pieds de guerre, mais confinées dans leurs casernes pour la plupart, afin d’éviter l’affrontement direct qui ne pourrait qu’être dramatique à tout point de vue. Les JO doivent normalement s’ouvrir dans 5 mois !!!!!! Le monde entier retient son souffle, les yeux rivés sur cet évènement de dimension planétaire.
Le gouvernement pris de court par la fulgurance des évènements ne sait quelle décision prendre, temporise, se contente de protéger les centres névralgiques, dégager les grands axes de communications pour éviter l’asphyxie totale. La dictature du PCC réalise que pour la première fois de son histoire, il ne pourra pas rétablir « l’ordre » par la force comme il l’a toujours fait jusqu’à ce jour ! Impossible de refaire le coup de Tien An Men cette fois, sous peine de chaos.
A l’inverse, 1,3 milliard de Chinois savent que unis pour la première fois, ils peuvent enfin se libérer, que le renversement du PCC est enfin possible, à portée de main, eux qui le subissent depuis 1949. Comme par enchantement, des leaders surgit de nulle part, apparaissent pour organiser, diriger cette marée humaine jusqu’alors sans organisation, disparate, démunie, timorée face au rouleau impitoyable d’une police, d’une armée omniprésente. Dès lors tout semble possible, la Chine nouvelle est en marche !
Cette fois, le pouvoir va devoir négocier avec son peuple qui à travers les siècles a, la plupart du temps, vécu sous le régime de la terreur, n’ayant jamais eu voix au chapitre.
Le régime chinois est tétanisé face à cette situation inédite qu’il n’avait jamais envisagé, sûr de sa force, de ses instruments de répression pour faire taire toute opposition, la hantise de perdre la face le paralyse ! Il n’a jamais été préparé à négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit, pas même dialoguer, ne connaissant que le dialogue des armes !
Des deux côtés, la tension est extrême, la population bien que décidée est prise de vertige face à sa propre audace : oser défier ouvertement le PCC et son instrument de répression, l’Armée Populaire de « Libération » la mal nommée, qui n’a jamais libéré qui que ce soit, bien au contraire, forte de ses 2,3 millions d’hommes, la première du monde en nombre. On redoute le choc frontal, brutal, tant la population exaspérée par des décennies d’injustices, de brimades, de souffrance silencieuse, semble vouloir se lâcher.
Toute la planète sent que le destin de la Chine va se jouer ces prochains jours ; de quel côté va-t-il basculer ?
C’est alors que des voix, surtout des Chinois de l’exil, tels Harry Wu, Wei Jingsheng…… pour les plus connues, s’élèvent. Voyant que le drame est imminent dans leur pays, ils demandent l’intervention d’un médiateur extérieur, d’une conscience universellement connue et reconnue pour débloquer la situation et éviter un bain de sang. Wei Jingsheng, proche du Tibet, il devait même autrefois épouser une Tibétaine, propose le nom du Dalaï Lama pour remplir ce rôle !
Côté Pékin, c’est la stupeur……. le moins qu’on puisse dire ! Acculé, le gouvernement, est prêt à accepter n’importe quel médiateur, mais lui…. ! Leur mouton noir, ou plutôt leur « loup en robe de moine », la « tête de serpent », un « séparatiste » comme ils l’appellent ! Il n’a pas de mot assez dur pour le décrire. Quant au peuple chinois, qui occupe le terrain, campe dans la rue, il finit par se rallier à l’idée, le moment de surprise passé. Tous ont plus ou moins entendu parler du leader tibétain, et pour les citadins qu’il est le lauréat du Prix Nobel de la Paix 1989 ; homme de paix, ça tombe bien par les temps qui courent ! S’il veut bien jouer ce terrible rôle, pourquoi pas ?
Les intellectuels qui eux connaissent sa sagesse, son long combat pour la Paix, la Vérité, font immédiatement leur cette proposition, la trouvant même lumineuse. Un Prix Nobel de la Paix, ça ne se refuse pas, si ce dernier est d’accord, bien évidemment ! Le nom de Sa Sainteté le Dalaï Lama se répand alors comme jamais nouvelle ne s’est répandue à travers le pays, censure chinoise aux abonnés absents censurée ! Une révolution de plus ! Du jour au lendemain, la population en colère scande son nom, alors que l’intéressé n’est même au courant du rôle qu’on veut lui faire jouer !
Médiateur impensable pour la dictature, muraille de Chine désormais bien lézardée, le PCC finit, bien à contrecoeur, par se ranger à cette idée. C’est lui ou le chaos !! D’autant plus qu’ils viennent d’apprendre que des généraux de l’armée ne sont pas prêt à jeter leurs troupes contre leur propre peuple.
Maintenant, il s’agit de convaincre le leader et grand Sage tibétain de bien vouloir jouer ce rôle impossible. C’est Wei Jingsheng, d’ailleurs ami du Dalaï Lama, accompagné de quelques autres dissidents chinois de l’exil, qui se charge d’aller le rencontrer dans sa retraite d’exilé de Dharamsala dans le nord-ouest de l’Inde ; entre exilés on se comprend mieux ! C’est ici que vit le charismatique leader depuis 1959, date de sa fuite de Lhassa devant l’envahisseur chinois. Lui et son gouvernement sont bien entendu au courant de tous les évènements.
Pour les sept millions de Tibétains qui subissent le joug chinois depuis 1950, ainsi que pour les quelques 200 000 exilés en Inde, c’est le moment, dont ils n’osaient même pas rêver, de relever la tête, de poser leurs conditions. Comme pour le peuple chinois, ils estiment que c’est le moment ou jamais de faire entendre leur voix, leurs doléances à la face du monde qui depuis quelques années les avait bien oublié ; guerres plus proches et surtout business effréné obligent !
A Dharamsala où se concentrent tous les partis politiques, c’est le branle-bas de combat pour exiger en contrepartie l’indépendance du Tibet.
Apôtre de la paix à l’image de Gandhi, de dialogue et de vérité, le Dalaï Lama accepte bien volontiers de jouer cet incroyable rôle, à partir du moment où ses amis chinois comme il les appelle le lui demandent sans penser à exiger la moindre contrepartie. Il estime que son devoir est avant tout d’éviter un cataclysme humain. Devant cette exceptionnelle bonne volonté désintéressée, même le PCC est sensible ! Un ballet diplomatique incessant fait dès lors le siège de la résidence du Dalaï Lama pour préparer sa venue à Pékin. Se présentent jusqu’à des membres du gouvernement chinois ! La planète entière n’en croit pas les communiqués de presse qui tombent au même rythme que les murailles du totalitarisme de Pékin. Le Dalaï Lama qui n’a pas encore mis les pieds à Pékin est déjà annoncé comme le sauveur d’un quart de l’humanité dont les gouvernants martyrisent pourtant son peuple depuis 55 ans !! Le peuple chinois l’attend comme le messie, le voit par avance comme le libérateur du joug de leur dictature, alors que son propre peuple tibétain, lui, n’est toujours pas libéré !!
16 avril, le Dalaï Lama arrive sur le sol chinois, à Pékin où il n’avait plus remis les pieds depuis ses jeunes années, en 1954, sous l’ère Mao. Il arrive dans la plus grande discrétion pour éviter des débordements de tous ordres dans un pays suspendu au dessus du gouffre depuis presque 4 semaines.
Les négociations entre représentants du peuple et le gouvernement chinois avec à sa tête le Président Hu Jintao (ancien « boucher » de Lhassa, comme les Tibétains le surnomment!) sous la médiation du Dalaï Lama, vont se dérouler dans le plus grand secret. Mais dans toute la Chine, dans les villes, les campagnes même reculées, tout le monde sait qu’elles ont enfin commencé ; le miracle internet a tissé sa toile libre de toutes entraves, même au Tibet où 7 millions de Tibétains, éternels oubliés, sortent des ténèbres, fiers d’être propulsés sur le devant la scène mondiale à travers leur guide spirituel et temporel. Eux aussi pressentent que leur avenir se joue maintenant.
C’est en une semaine à peine que les négociations vont être menés à terme. La terrible pression, le charisme, l’inspiration et la clairvoyance du Dalaï Lama auront certainement pesés lourd dans les débats ; mais çà, on ne le saura jamais !
Le premier mai, l’annonce des accords va provoquer un nouveau séisme dans toute la Chine avec ondes de choc planétaires, un séisme libérateur dans les esprits. La dissolution du tout puissant Parti Communiste Chinois est prononcée, la fin d’une époque de malheur, de terreur, de mensonges ; le véritable Grand Bond en avant vient d’être exécuté ! Hu Jintao qui détenait jusqu’alors tous les pouvoirs perd son poste de secrétaire général du PCC défunt, mais demeure Président de la République et chef des armées. L’honneur si cher aux dirigeants chinois et les apparences sont saufs, mais en réalité son pouvoir absolu est largement entamé !
Le PC abolit, le régime perd son assise sur laquelle la dictature s’appuyait. De plus, le gouvernement mortifié s’engage à négocier avec ses minorités tant brimées, principalement les Ouighours du Xinjiang et surtout les Tibétains avec à la clé une véritable autonomie et le respect de ses frontières historiques comme le réclame depuis si longtemps le Dalaï Lama qui aura bien mérité de la patrie !
Le vent frais et printanier de la démocratie annoncée se lève sur la Chine nouvelle.
L’honneur est sauf, les JO sont sauvés ! Le monde entier est soulagé !
Le CIO a sauvé lui aussi les apparences et de façon bien imméritée ses JO considérés il y a peu comme les JO de la honte.
8 août 2008, trois mois après les évènements, les 26° Jeux Olympiques de la 29° olympiade sont inaugurés par le Président de la République chinoise Hu Jintao, le Président du CIO le belge Jacques Rogge, avec comme invité d’honneur………Sa Sainteté le Dalaï Lama. Jamais le CIO n’aura invité un homme incarnant autant ses idéaux olympiques, paix et dignité humaine dans une Chine du renouveau. D’ailleurs, en pénétrant dans le stade sous les ovations, les trois hommes sont accueillit par un superbe et inattendu arc-en-ciel, un miracle de plus !

R. CHARRET

Presentation

This political article corcerning the next two years until theBeijing Olympics games is not, for me, so fictitious as this. It draws its inspiration from real facts, from what happens daily in China, and that let me imagine what may happen before the next OG.
I wanted the storm to end in a rainbow for the welfare of chinese and tibetan peoples (we may always dream!), but in reality, there are more chances that the story may end badly, very bad ; the shamelessness of realpolitik suits very bad the well-being, the will of peoples!


Beijing Olympic Games
between storms and rainbow

8 august 2008, the 26° Beijing OG are stated open. But how many vicissitudes, siberian storms swent China before seeing them flourish. They would have never open after what happened last year, however, it’s in the universal gladness, not only in China, but in all the world that these games are inaugurated.
All began on 13 july 2001, the day when IOC attributed the 2008 Games to Beijing, the capital of the most huge dictatorship, the biggest open air jail in the world. It was an outcry of indignations through all the democratic countries in the universe. IOC, hypocritically tried to justify themselves asserting that these games would open China for more tolerance, Jacques ROGGE the new president of the committee even asserted that : “they would reinforce Human Rights”! Since when one reinforces something which is non-existent!!!
What followed gave alas reason to the realistic pessimists : destruction of a big monastery in Tibet with more than several thousands monks ejected ; increasing hunting of the members of the spiritual group Falungong presented by the chinese communist party as a sect trying to destabilize the state! Increased hunting of the internet sites by an omnipresent cyberpolice. In short, nothing has changed in China. We wonder why it would change since all the great rulers of the world flatter the dictatorship, struggle for market parts as vultures struggle for a carrion. Like that, they bring their support, their security to the barbarity of the actual regime ; then, why to change something, all is fine in the best possible world.
But the China’s history is going to speed up as soon as autumn 2006 through a succession of storms which will be only the logical continuation of the current process.

Storms in the countries
3 november, umpteenth peasants expropriation on Beijing outskirts, expropriation by strength, as usual. Expropriation to open a wide boulevard meant to facilitate the accesses to different olympic stadiums. This time, the hit will turn still worse than before.
It’s near 100 families, who, the same day, are bereft of lands. They are surely compensated, but not up to the standard planned by the law. As usual, the intermediaries help themselves, bureaucratic corruption is here endemic in spite of capital punishment incured by the culprits.
One more time it’s the clash between police and hundreds of peasants, quickly helped by thousand others running up from all the countries around ; even the city-dwellers from


distant Beijing suburbs stand up for country people being also themselves removed from the town centre, because of modernism.
It’s not the first time that a peasant revolt ends with several dozens of injured persons, and sometimes some dead, but today there are between 20 to 30 dead persons, according to the sources. For 15 or 20 years the forced peasants expropriation grow in numbers around the big towns because of unbridled urbanization, peasants rushes (Peasants are overwhelmed with duties, taxes, of rackets by local mighty people “accountables”) towards towns where they would be 150 millions, in hope of a better life. Peasantry left behind in the rush towards profit, in which only less than 10 % of the population subsidized, that of coastal towns. The “wonder” of chinese economic boom upsets the minds, not only of chinese people, but of all the businessmen in the world at the bedside of the mirific 1,3 milliard potential customers market, but which only profits to some dozens of millions of them.
They are 700 to 800 millions (60% of the population) who live very badly with their work. Exasperated, with nothing to lose, peasants assault the luxuous house of the CCP local secretary, that they suspect to have misappropriated a part of the expropriation indemnities. Evidently, the police intervene to restore “order”. Classical scenario, police vehicles are upturned ; minds get excited, the house is burnt. Police, a one hundred section only is overwhelmed by events, gets panicky. A young and inexperienced policeman feels threatened by a peasant “armed” with …………..a shovel, he perpetrates what is irrevocable, and shoots him dead. The situation grows worse, other victims fall down, always from the peasants side. Vehicles and police station also burned next. To finish, the army intervenes to crush the uprising and to lock up the area. For it, the main concern is to hide the events, to make sure that they don’t come to the press ears, especially foreign press! But, at internet time, everything will be known. Two days after the press will know about the drama, even if it doesn’t know the exact number of dead people, prevented from going to inquire on the spot. Through Hong Kong, the news reach all over the world.
All things considered, the next OG start wrong with stadiums built on agricultural land, indispensable for peasants survival and requisitioned by force. Once again, the olympic charter dear to the humanist baron Pierre de Coubertin, is trampled on.

Storm in the dormitory factories
28 march 2007, in one of the factories which manufactures sport shoes with a universally known label, and which will be worn by many athletes on Beijing stadium, several dozens of workwomen have just been poisoned ; they by accident inhaled glue vapours used for for the joining of soles. Here also, it’s omerta which is the rule, no information will be given about the composition of the toxic products yet used without precautions all day long by non informed workwomen about the risk. Moreover, it’s necessary to know that in these dormitory factories, the work days’ are never ending, 12 to 13 hours ; also, the accidents due to tiredness are numerous. The workwomen, often very young, don’t know their rights, are underpaid. They mostly come from the countries where poverty and unemployment prevail.
Hospitalized in a severe condition, some of them would be deceased. All the employees go immediately on strike, fearing less and less the intimidations of their directorate, all the more as it’s not the first time that there is an accident, for not abiding security measures in
this factory. They even lay siege to the directorate offices, which in place of explanations, or pacification, call the police to evacuate the place by force.

Information in turmoil
The press, which, happily is not under the orders of the CCP tries with more or less success to inquire and publish the truth on these multiple catastrophes. It clashes with the censorship of the powerful ministry of propaganda chastely called ministry of publicity (lying!!) with its official press agency Xinhua, where its director is a minister. Courageous reporters are attacked even in their ransacked offices, sometimes thrown in jail for intimidation. Their travellings are limited to the sway of official permit!
Close to the OG, the international press and TV present more and more reports about China; they state events with all faults, rather unfavourable for government. This one, losing its self-control, and used to supervising and silencing the media, suddenly, severely reprimand the foreign press, especially the american one. It accuses it of lies, partiality, narrow-minded anticommunism, of wanting to sabotage its games.
A new storm breaks out on the day when the organizing committee under supervisor of the powerful CCP publisher its rule about reporting requirements for OG. Indeed, to get its accreditation card, every reporter will have to sign a “good conduct” code, and to be accompanied all the time by an agent in charge of his safety! Evidently, nobody is fooled by this odd charge taking.
All things considered, nothing change in China ; always more open for business, always more closed for fundamental freedoms.
From everywhere, campaigns to call to boycott shame OG begin again ; too much is too much. It’s a storm on IOC which has so far been conspicuous by its silence ; its big argument to open China to Human Rights failed!
As for internet, it improves quickly , in spite of cyberpolice with more than 50 000 persons acting severely to guide this web which spread everywhere, tentacular, with its 110 millions of internauts. In spite of all filtering, bolting systems, in collusion with big firms as Microsoft, Yahoo and Google which censure themselves to fight over, parts of the market, the net links begin to tear. Bursting with invention, internauts more and more manage to turn them, to have access to foreign press and to be informed on delicate subjects, and they are numerous in China!

Diplomatic storm
11th September, after the chinese embassy in Australia, a new diplomats desertion, in Washington this time. It’s the first secretary and various councillors, 6 persons altogether who flee to ask for political asylum to the american government. They have given away revelations of first importance. As in Australia, there would be in America thousands of spies who under false students status, research workers, businessmen try to infiltrate firm which develop high technologies missing in China, especially in the military aeronautical field and very far-reaching missiles. They told, as others before, that after world economic conquest, the final objective of the CCP is to conquer it by weapons, nothing less!
Washington takes the problem seriously, it’s a diplomatic crisis with ambassador recallings and visit cancellations. The USA are the only ones able to face cynic and over-bearing China ; like that, all the chinese research workers who collaborate with their American homologous in so call sensitive sectors are suspended of their duties. As usually, the Beijing spokesmen complain loudly about slander anf plot.

Coffin mines
5th january 2008, new catastrophy in a coal-mine where there are many accidents ; minimal
security for a maximal profit. We must say that mines, which belonged to the state before, have been sold to private firms only interested in profitability. This time, it’s not a fire-damp which is the reason, but the main gallery which fell down, because of an insufficient upkeep, 350 underground burying workers for ever. Seen the importance of this drama, the press is quickly informed, the news echoes all over the world. A few days before a minister had just stayed, for Christmas party, in the bottom of a neighbouring mine to prove the attention that the government exercises to their hard work conditions!

Laogai storm
3rd march 2008, a storm notice happens from Oulan Bator, capital of Mongolia. 4 Chinese persons, escaped from a laogai, are asking political asylum to this country where they arrive more dead than alive. Indeed, after their escape with 8 other prisoners, they managed to cross a part of Gobi desert before reaching Mongolia 4 persons only, the others lost their lives.
They escaped one of the 1 200 political re-education camps through work (many of them are opinion prisoners) according to the census of Harry Wu, a Chinese who lived in this hell 19 years long. They are the equivalent of ancient soviet goulags, where prisoners are compelled to more than 12 hours workdays, often without salary. A hell for prisoners who are subdued with deprivation of food and sleep.
They remind a side a little forgotten of China, its laogais and its reservoir of around 8 million convicts where are manufactured many articles “made in China” which then overrun after the world-wide market, at low cost evidently!!!!! A thunderclap, they announce by way of proofs, that in their jail manufacture, they were producing the 5 mascots for the next OG!!! The pre-eminently symbol of the Games, peace and fraternity symbol. They manufactured also gadgets to make welcome gifts to athletes and spectators of this OG, welcome in the largest jail of the world!!!!!!!

Last storm
That is the storm that too often will cause a tide-wave and finally will wake up the world consciousness so far lethargic. The IOC, which always had wavered between ingenuousness and hypocrisy, blazes up at last and demands serious explanations to Beijing, which had certified that all the articles “olympic” stamped were manufactured in decent social conditions (decent according to chinese standards, of course!!). According to his usual speech, the dictatorship roars complains about plot, sabotage of his OG, orchestrated by imperialist power!
One has to know that, without wanting to defend Beijing, in the wide China, the more you go away from the capital, the less the government controls the position ; so it’s possible that they don’t know really where the mascots are made, and from subcontractors to subcontractors, nobody knows who makes what to have a maximum profit, which is now the rule in this country (the slogan from Deng Xiao Ping : “make profit” is followed to the letter!). Laogais have become manufactures like others, very profitable, because the prisoners workers are rarely paid. The IOC, hard pressed from all parts, threatens to cancel the Games, a first in the Olympics !
Silence in the press under orders. However, the population is quickly informed with the internet, from mouth to ear and courageous press. Chinese people realize that observers from all over the world is stare at China ; then the inconceivable happens Although without organization, free trade unions are forbidden, the people takes this opportunity to demonstrate his being fed up, to let the world know that the chinese economic “wonder” is rather an illusion, a nightmare, because it builds on the shoulders of the huge majority for the profit of some million people only. They claims for the CCP abolition ; the powerful and tentacular CCP, the foundation of chinese dictatorial thick wall ; spurned party, the source of all chinese people misfortunes.
The seism has its epicentre in Beijing. Social categories that have never met side by side, revolt in a same burst : peasants flood from all countries around, the first victims of the economic “wonder”! Tens ? thousands migrant workers out of work, city-dwellers repulsed from town-centre to the outskirts because they cannot pay a too expensive rent after the modernist wave. Thousands of Falun gong spiritual group always hunted, imprisoned and often tortured.
Thanks to internet more and more effective, all the country is quickly informed about the explosive situation. Conscious of the stakes, the population realize that it’s now or never! Only the laogai are not overrun!
For the first time, the people hold the street, block up the main roads ; all the big cities are paralyzed, the manufactories are out of work. They are all the more determined, as they know that tyeh are watched, and even supported by the entire world. Near 700 million peasants lay siege to buildings of CCP local representatives who rag so much. After stillborn Beijing spring of 1989, would we live at last spring, the veritable liberating awake of China?! Indeed, this time, it’s more serious ; after a few thousand of ingenuous students who peacefully demonstrated on may and june 1989 on Tien An Men square, they are now millions through all the towns, more hardened, more aggressive, armed with cudgels, bars, agricultural and yard tools to defend themselves.
The police and the army are evidently on the warpath, but confined to barracks for most of them, to avoid a direct clash which would be dramatic on all points of view. The OG are due to open in 5 months!!!!!
All over the world, one hold his breath, eyes stared at this event of world dimension.
The government caught unawares fulguating events don’t know which resolution to take, temporizes, satisfied itself to protect nerves centres, to extricate the main roads to avoid total asphyxia. The CCP dictatorial for the first time of its history, realizes it will not be able to restore “order” by strength, as it has done so far! Impossible to re-enact the Tien An Men gun-shot this time, for fear chaos.
On the opposite, 1,3 billion Chinese know, know that, united for the first time, they are, at last able to realize that the overthrow of the CCP is possible, within reach, people who have suffered from it since 1949. As by charm, leaders appear from nowhere, to organize, direct this flood, so far without organization, clashing, unprovided, timorous in front of the pitiless steam-roller of the police, an omnipresent army. After that, all seems possible, new China is on the move!
This time, the government must negotiate with its people who has, for centuries, most of the time, lived under terror administration,not having a say in the matter. The Chinese regime is paralyzed in front of this new situation which it had never faced, sure of its strength, of its repressive weapons to silence all resistance, its obsession to lose face, stiffens it! It has never prepared to negotiate anything with anybody even to dialogue ; it knows weapons dialogue only!


On both sides, the tension is extreme, the population although determined feels dizzy at its own boldness : to dare to defy openly the CCP and its repression instrument, the bad named people’s “liberation” army, which has never liberated anybody, on the contrary, strong with its 2,3 million soldiers, the first in number in the world. One fears the frontal clash, savage, as the population exasperated by decades of injustice, bullyings, quiet sufferings so much, seems to want a release.
The whole world feels that China’s destiny will be at stake these next days ; on which side will it seesaw ?
Then, voices rise especially from exile Chinese people, like Harry Wu, Wei Jingsheng, for the best known, raise. Realizing that the drama is imminent in their country, they ask for the intervention of an exterior mediator, a consciousness universally known and acknowledged to free the situation and avoid a slaughter. Wei Jingsheng, a Tibet’s friend, he even was to marry a tibetan woman formerly, proposes the name of the Dalaï Lama to fulfil this role!
For Beijing, it’s stupefaction, the least we can say! Driven to the wall, the government is ready to agree to any mediator, but him!!!!! Their black sheep, or rather their “wolf in a monk’s dress”, the “snake’s head”, a “separatist” as they call him! There is not enough hard word to describe him. As for Chinese people who hold the ground or camp in the street, they finally agree to this idea, after a time of surprise. All of them have more or less heard of the tibetan leader, and for city-dwellers, they know he is 1989 Peace Nobel Price laureate ; a man of peace, that sounds interesting. If he is willing to play this dreadful role ; why not?
The intelligentsia, who know about his wisdom, his long struggle for peace and truth, immediately agree to this suggestion, and find it magnificent. A Peace Nobel Prize, they don’t decline him, if he agrees, of course! The name of His Holiness the Dalaï Lama spread as no news has ever spread through the country, with chinese censorship , out of play, censured! One more revolution! Overnight the angry population chants his name, while the concerned party doesn’t even know about the role that people want to give him!
Unthinkable mediator for the dictatorship, China’s thick wall now very cracked, the CCP ends, unwillingly, to agree to this idea. It’s him or chaos! All the more as they are informed that army generals are not ready to throw their troops against their own people.
Now it’s necessary to persuade the leader and great tibetan wiseman to accept to act this impossible role. Wei Jingsheng, besides a Dalaï Lama’s friend, accompanied by some other dissident Chinese in exile, undertakes to go to meet him in his exiled retreat in Dharamsala in north-west India ; between exile people, they understand each other! It’s here, that the charismatic leader has lived since 1959, date of his flight from Lhassa in front of chinese invade. He and his government are, of course, informed of the events.
For 7 million Tibetans who have endured the chinese yoke since 1950, and also for the 200 000 people exiled in India, it’s time, which they even didn’t dare to dream, to hold high the head, to lay down their condition. As chinese people, they consider that it’s time or never to express their voice, their complaints to the face of the world which had forgotten them for a few years ; nearer wars and above all, unbridled business oblige!
In Dharamsala, where all the political parties are, it’s clearing for action to demand on counterpart the independence for Tibet. Apostle of peace, dialogue and truth like as Ghandi, the Dalaï Lama agrees willingly to operate this incredible role, from the time when his chinese friends, as he calls them, ask him, without thinking to demand a counterpart. He considers that his duty is before all to avoid a human cataclysm. Facing this exceptional and uncalculating willingness, even the CCP is sensitive! An incessant diplomatic ballet then lay siege to Dalaï Lama’s residence to prepare his coming to Beijing. Even chinese government members come to Dharamsala. The whole world doesn’t believe the press releases which fall at the same speed as the thick walls of Chinese totalitarianism. The Dalaï Lama who hasn’t yet put a foot in Beijing is already announced as the saver of a quarter of mankind, whose rulers however have tormented his people for 55 years!! Chinese people are waiting for him like the messiah, see him in advance, as the liberator of their dictatorship joke even if his own tibetan people is not liberated yet!!!!!
16th april, the Dalaï Lama arrives in China, in Beijing where he has never returned since his youth, in 1954, under Mao era. He comes in the highest discretion to avoid explosions in a country that as been hanging above abyss for nearly four weeks.
Negotiations between population representatives and chinese government with at their head the President Hu Jintao (former Lhassa “butcher”, as the Tibetans nickname him!) under the mediation of the Dalaï Lama, are spent in the greatest secret. But all over China, in towns, in countries, even very far, all the population knows that they have begun ; the internet wonder has waved his free web of all shackles, even in Tibet where 7 million of Tibetans, eternally forgotten, come out of the shadow, proud to be propelled in front of the world stage through their spiritual and temporal guide. They too have the feeling that their future is at stake.
Within a week, the negotiations are conducted in due time. The terrible pressure, charisma, inspiration and clairvoyance of the Dalaï Lama will certainly count for much in the debates, but we will never know that!
On the first of May, the announcement of the agreements provokes a new seism all over China with world-wide shock waves, a liberating seism in the minds. The dissolution of the powerful CCP is decreed, the end of misfortune epoch, terror, lies ; the veritable Great Leap has just been performed. Hu Jintao who held all powers so far loses his duty of late CCP general secretary , but remains President of the Republic and armies chief. Honour, so dear to chinese rulers, and appearances are safe, but in reality his absolute authority is widely cut down with the abolition of the CP, the regime loses it seating on which dictatorship took its stand. Moreover, the mortified government undertakes to negotiate with its raged minorities, mainly Uighours from Xinjiang , and above all Tibetans with a veritable autonomy and the respect of their historical boundaries as the Dalaï Lama has claimed for a long time, he who will have served his country well!
The cool spring wind of democracy rises on the new China. Honour is save, the OG are saved! The whole world is relieved! IOC has also saved appearances and its OG, which were considered as shame OG, not long ago.
8th august 2008, three months after these events, The 26th Olympic Games of the 29th olympiad are inaugurated by the President of the Republic of China : Hu Jintao, the IOC President : Jacques Rogge, with a honour guest……….His Holiness the Dalaï Lama. Never will IOC have invited a man embodying so much its olympic ideals : peace and human dignity in a new China. Besides, penetrating ? in the stadium with ovations, the three men are welcome by a wonderful and unforseen rainbow, a one more wonder!

R. CHARRET

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